Achat d'entreprise avis de la CRA

Bonjour,

J’ai eu le plaisir d’échanger avec la CRA évoquant la reprise d’entreprise.
D’après aux aucune transactions de reprise ne peux se faire si on ne met pas sur la table entre 20% à 30% de la somme demandée par le cédant.

Je comprends mieux à présent pourquoi faut éviter les brokers.

Anthony.

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Ca parait fou qu’ils se présentent comme des pros du sujet… Si un jour je reviens en France (pour vivre, j’entends), je prendrai contact avec eux, les pauvres vont prendre 20 ans en 5 minutes… :rofl:

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Quand je leur ai expliqué que je souhaite reprendre des entreprises en LBO sans caution perso, il y a eu un blanc au téléphone puis le "mais comment vous allez faire :astonished: "
J’ai plus qu’a me débrouiller pour trouver des sociétés du bâtiments.

Ils ont commencé à changer un peu leur discours, ce qui est normal, les repreneurs traditionnels ont disparu du marché et ne sont pas prêts d’y revenir, donc ils n’ont pas vraiment le choix… Mais la route est encore longue…

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Oui assez longue j’ai l’impression.

Petite question.
Si je passe quand même pas la CRA.
Dois-je leur dire que je souhaite faire un rachat en LBO avec un crédit vendeur, earn out et cash issu de la tréso ?

Je déconseille à un débutant de passer par eux pour un premier deal, pour les mêmes raisons que les brokers. Ils sont tellement sûrs que leur manière de faire est la seule que le plus probable est qu’ils te prennent de haut et te démotivent… Faut avoir un peu de bouteille pour se frotter à eux. Quand tu as fait 5, 10 ou 20 deal sans cash perso, ils peuvent te chanter la messe en latin, il y a peu de chances qu’ils arrivent à te faire croire qu’ils ont raison, car tu sais par expérience que ça marche comme ça…

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Super merci pour votre réponse.
Je vais commencer par trouver sans eux ni brokers.

En toute objectivité, le discours d’un représentant du CRA n’est forcément représentatif d’une pensée unique de cette association. Pour ma part, j’ai discuté par téléphone avec le délégué du secteur hauts-de-seine qui n’avait pas l’air traumatisé par différentes hypothèses d’achat sans apport. De même avec un autre délégué croisé fin novembre, quant à lui issu du monde industriel, lequel me confirmait le quasi désespoir de certains cédants rêvant de retraite.
Sans nécessairement chercher à se former auprès d’eux (bien que toute formation soit « gratuite » car remboursée ultérieurement en frais), l’accès à leur base données peut faire gagner du temps…Et le temps, c’est de l’argent. L’ancienneté de leur réseau en fait un bon capteur d’opportunités (bonnes ou mauvaises) car les contacts arrivent par réseau justement.
Il m’a été confié que 30% passait à l’acte de reprise à l’issu du stage de formation dans les 18 mois. C’est peu et long.
Mais le Covid Game Changer® (nom déposé, haha) est passé par là. Et je partage l’avis de @Sebastien sur l’augmentation de l’envolée du trouillomètre du repreneur type (quinqua parisien en pleine crise de la rat-cadre). Cela laisse un peu de place pour les mercenaires bien intentionnés que nous sommes.
@Anthony, même si tu passes par la base du CRA, c’est bien entre toi et le cédant que ça se passe.

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L’acces a leur base de donnee (Diane) et leur reseau me semble etre un gros avantage. Le sourcing me semble difficile et lent sans cela quand on demarre. L’inconvenient est que si on passe par leur intermediaire pour la mise en relation, le cedant a probablement ete biaise sur la structure que devrait avoir le deal… Mais rien n’empeche d’utiliser leur base de donnee et d’approcher des cibles qui n’ont rien demande.
Certains d’entre vous ont il des experiences a partager avec le CRA?

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Personnellement j’ai sourcé quelques entreprises sur le CRA que j’ai fini par retrouver par moi même avec ma connaissance du tissu local. Le seul point qui me « bloque » est la prise de contact sans justement avoir d’interlocuteur ni d’intermédiaire !

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@Jneow , je pense que tu as une bonne approche. J’ai procédé de la sorte avec le site Transentreprise,un peu de déduction et petites enquêtes internet et j’ai contacté directement deux cédants sans attendre les infos de la CCI (arrivées plus d’une semaine après ma demande). L’abord s’est fait le plus naturellement du monde, dans un rapport respectueux d’entrepreneur à entrepreneur tout à fait détendu. Perso, j’ai « attaqué » au sujet du secteur et quelques compliments sincères relatifs aux infos précédemment glanées.
@DavidV, le cédant n’est pas forcément très au clair sur la valorisation de la société. Il se fit en général à son comptable et y ajoute un capital affectif. Un moyen de sourcing qui marche dans mon cas, est la connexion via Linkedin avec des comptables et des avocats cession-transmission. Souvent membres de groupements locaux d’entrepreneurs, si le courant passe et que tu as cadré ton projet, il t’ouvre la porte au marché « caché » de ta région cible. Pour ce qui est de l’exemple lié au CRA, j’ai relaté l’expérience d’une relation d’affaire qui avait fait leur parcours, voir : (Crédit vendeur vu par le CRA)

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Super merci pour ton retour.

Salut à tous,

Anthony pour te rassurer et faire un parallèle avec mes expériences en investissements immobilier, quand j’ai commencer il y a quelques années j’étais persuadé que je pouvais trouver des biens avec plus de 10% de renta nette sans faire d’apport.
Pour la 1ere partie de mon projet (10%), les 1ers agents immobiliers que j’ai rencontré m’ont dit que cela n’existait pas… au bout d’une quinzaine de visites je me suis présenté comme quelqu’un l’ayant déjà fait et plus jamais je ne les ai entendu dire que c’était impossible. Les agents que j’ai rencontré après la quinzième visite n’était pas meilleurs que les précédents, c’est juste moi qui avait changé mon image dans leurs regards.
Pour la deuxième partie à savoir pas d’apport perso, les trois premières banques (dont la mienne) m’ont dit que personne ne me prêterai d’argent si je n’apportait pas 10 à 20%, lorsque je suis allée voir la quatrième, j’ai expliqué au conseiller que j’avais déjà des simulation sans apport… Il m’a dit que c’était possible de me financer :slight_smile: . J’avais gagné !!! Et le plus rigolo c’est que quand je suis retourné voir ma banque avec la simulation bizarrement elle pouvait me financer…

N’écoute pas les soi disant pros, ils sont juste prisonniers mentaux d’un système. Nous, avec le concours de Séb et son équipe, savons que c’est possible et que cela existe.
Alors ça sera moins facile de faire le premier deal de cette manière que si tu mettais 20% de fonds propres soyons clair et honnête mais après avoir réussi le 1er tu seras plus aguerri que 99% des repreneurs du marché.

La motivation avant tout !!

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Bonsoir Benjamin,

Super parcours ça motive.
Oui c’est ce que je me dis, je me laisse pas abattre et je vais réussir. Ça prendra surement plus de temps mais je vais appliquer les conseils de Sébastien et de tout le monde ici. De plus je me renseigne et me forme aussi de mon côté afin d’avoir un discours rassurant, clair et précis.
Merci pour ton retour.

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Bonjour,
Je rebondi sur l’analyse de Benjamin et je confirme que la motivation est très importante et je rajouterai la posture : il faut comprendre que le « banquier » que tu as en face de toi, ne gagne pas beaucoup d’argent. Ces supérieurs l’ont en plus formaté pour refuser les demandes guignolesques. Surtout par les temps qui courent où les banquiers doivent soutenir l’économie nationale et les entreprises. Donc ton interlocuteur ne va prendre aucun risque quand tu vas lui exposer tes projets. C’est à toi d’être mentalement persuasif : de tout façon tu n’a rien à perdre ! Sauf ton temps et encore c’est de l’expérience.
Personnellement, je travaille avec 2 banquiers pour chaque entreprises (j’en ai 2) et je leur raconte ce qu’ils ont envie d’entendre : progression du CA, progression du marché, politique générale, etc … Même si dans certains cas ce n’est pas tout à fait vrai. Il faut être optimiste sur son et notre avenir : c’est comme cela que tu remportera des batailles et peut-être la guerre !
Pour le CRA, la messe a été dite et je rajouterai encore une fois, la posture. Tu es un gagnant pas un perdant !
Bon courage

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Bonjour Benjamin !

Effectivement, en tant qu’investisseuse en immobilier, j’ai bataillé contre les idées reçues sur les renta à 2 chiffres, les prêts sans apports, les stratégies d’exploitation… J’ai réussi à faire ce que je voulais: acquisition de 3 IDR soit 14 lots sans apport ( meublé, LCD, nu, local commercial…) Et je gère ce parc comme je l’entends et ça marche plutôt bien ! Une fois que tu intègres l’idée que tout est possible et que tu te donnes les moyens de réussir dans les règles, il n’y a donc plus de barrière mentale, juste rester focus sur ton objectif.
Pour la reprise d’entreprise, je vais reproduire le même schéma, m’entourer de mon équipe déjà constituée et élargir mon cercle.

On ne lâche rien, il y a toujours une solution à tout. Cela ne tient qu’à nous :muscle::muscle:

A votre succès !

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J’ai jamais eu de problèmes avec les banques pour faire financer mes 46 lots immobiliers sans apport.

Comme le note @jmfumey, la posture que vous adoptez participe grandement à la réussite de votre objectif. Ne vous mettez pas dans une posture de demandeur où vous attendez une solution de la banque, mais plutôt dans celle de partenaire où vous lui apportez du business. Il y a plus de 8000 agences bancaires en France, il faut trouver l’interlocuteur qui vous fera confiance. La qualité de l’entreprise et du dossier va jouer également bien entendu.

Il faut souvent ne pas faire comme les autres pour réussir. Vous allez trouver :muscle:

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