Capitaux Propres

Bonjour,
vous ne parlez pas des capitaux propres de l’entreprise,
je me demandais si une entreprise en a beaucoup, ne peut-on pas les utiliser pour payer l’entreprise ?
Jean Marc

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Bonjour Jean-Marc,

Les capitaux propres ne sont pas du « vrai argent » pour une large partie mais ce que j’appelle de « l’argent comptable ». On ne peut pas les utiliser pour financer les deals, en revanche, ils sont importants car pris en compte dans le cadre de prêts, ça aide donc à être financé d’avoir un bel actif net.

Excellente journée.
Sébastien

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Bonjour Revedevie,
Les capitaux propres ne sont qu’un terme de comptabilité
Capitaux propres = Capital social + réserves (+ la part des bénéfices précédents non distribués)
Le capital social étant les apports de départ (argent ou brevet, licences etc) de l’entreprise

Tu peux avoir une société avec un capital de 10 000 euros qui fait un chiffre d’affaires d’un million et des bénéfices de 300 000 euros. Comme une société peut avoir un capital social d’un million et être en cessation de paiement (crédits, encours fournisseurs, hypothèques, nantissement)

D’où l’intérêt de regarder ce que vaut vraiment l’entreprise, et notamment l’EBE: Exédent Brut d’Exploitation
EBE= Chiffre d’Affaires - Achats - Charges de personnel - Impôts et Taxes
Exe

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Merci pour vos réponses, car je pensais que les réserves étaient des bénéfices non distribués en dividendes, donc disponible.
Je pense que suivre le Mooc sur la compta ne sera pas de trop :wink:
Jean Marc

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Hey, nous sommes en France, cela ne peut pas être si simple.
Il y a notamment des réserves légales dont tu ne peux disposer à ton gré.

La part de bénéfices non distribués et non affecté à des réserves (légales/obligatoires) ou facultatives, s’appelle le report à nouveau. C’est un bénef que tu reportes sur l’exercice suivant.
Le MOOC, je l’espère apportera des éclairages utiles

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Salut à tous,

Les capitaux propres servent à analyser l’état du patrimoine d’une entreprise. Ça permet de voir si les fonds engagés au départ (Capital) permettent de financer l’activité et de générer des bénéfices ou des pertes qui se traduisent au passif du bilan par le résultat et les réserves. Les pertes antérieures qui sont inscritent au passif du bilan , ont pour impact de dégrader les capitaux propres. Certains ratios de structure permettent de déclencher des actions, par exemple quand les capitaux propres sont inférieurs à 50% de l’actif immobilisé net, il faut penser dans les deux ans qui suivent ( Selons les pays) à re financer l’entreprise par l’apport de nouveaux capitaux, soit (Résultats futurs, recapitalisation…). Donc les capitaux propres ne sont pas du cash, mais permettent d’analyser comptablement les équilibres et la structure financière de l’entreprise.

Radel

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Jean-Marc pose une question fondamentale. Voici une façon de l’éclairer un peu.

La notion de capitaux propres est de prime abord, assez complexe à saisir réellement par les entrepreneurs. Et c’est normal ! Rien n’est fait pour leur faciliter la tâche en ce sens que le bilan comptable « à la française » s’avère peu parlant au regard de la comptabilité anglo-saxonne (beaucoup plus explicite car correspondant à une logique entrepreneuriale).

Pour bien la saisir, il faut utiliser la technique du flash back. Vous savez, il s’agit de revenir en arrière comme pas mal de films ou séries nous le proposent (comme par exemple La casa de papel dont je viens de terminer la saison 4).

Si on regarde en arrière, il faut se plonger dans la comptabilité. C’est elle qui va nous « refaire le film » et nous nous montrer comment l’entreprise a financé son activité et rémunéré ses actionnaires (ou pas), grâce à trois indicateurs:

  • le capital social (ou les capitaux permanents qui entrent dans le calcul du fonds de roulement),
  • les réserves légales ou statutaires,
  • le report à nouveau (bénéfices antérieurs non distribués et non mis en réserve).

Pour faire court, c’est là que le passé interagit directement avec le présent. Et que l’on passe d’une notion qui n’a plus de substance physique (la comptabilité générale à la française) à une notion (nettement plus intéressante) car sonnante, trébuchante et palpable. Puisque le capital social, inscrit en lettres d’or sur le bilan, s’est retrouvé initialement sur le compte bancaire de l’entreprise.

Pour lancer son business, l’entreprise a en effet eu besoin de « mettre l’argent sur la table » pour payer :

  • d’abord l’ensemble de ses moyens de production appelés aussi les actifs immobilisés (financés essentiellement par les capitaux propres (ou « permanents »),
  • ensuite, son stock initial, ses employés et ses charges de fonctionnement (financé par le fond de roulement ou FR). Vous êtes d’accord, jusqu’à là : rien de sorcier.
    D’où le calcul le plus simple du FR = capitaux permanents – actifs immobilisés.

Ensuite, cette entreprise a fonctionné (du moins, on l’espère). Et bien sûr, son fond de roulement a évolué (probablement à la hausse puisque son activité s’est développée). Or il existe (à mon avis) une notion encore plus intéressante que le fonds de roulement, il s’agit du besoin en fonds de roulement (BFR). Plus intéressant car on y introduit la notion de temps. Le BFR, c’est l’argent dont l’entreprise a besoin pour fonctionner jusqu’au paiement de ses clients. Et il est logique de le calculer comme suit = le stock (nécessaire pour l’activité) + les créances clients – les dettes non financières (c’est à dire les dettes fournisseurs et sociales pour l’essentiel).

Le calcul du fonds de roulement de l’entreprise cible ainsi que celui de son BFR relève du B-A-BA. Et la différence entre les deux (FR-BFR) vous donne la trésorerie nette.

On arrive au terme de ce court post. Nous avions les flash back (la comptabilité enregistre les flux passés de l’entreprise) :

  • Le capital social,
  • Les réserves,
  • Le report à nouveau.

Et nous débouchons sur le présent avec :

  • Le fonds de roulement,
  • Le BFR
  • La trésorerie nette.

Enfin, on aurait pu évoquer le ratio capitaux propres / endettement, de la notion de solvabilité de l’entreprise et du montant de capitaux propres inférieur à la moitié du capital social, de fonds de roulement négatif, de capitaux propres faibles avec une très forte trésorerie, etc., etc., etc. J’ai voulu faire court. Et laissons cela aux comptables :wink:

Voilà Jean-Marc, un éclairage assez succinct (on peut faire mieux mais c’est plus long :wink:

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Je te remercie énormément pour ce court, j’avais commencé à faire des recherches là dessus mais là c’est super claire :+1:
Merci
Jean Marc

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@Keravel
Super résumé! même succinct cela reste très bien expliqué et résumé!
:metal:

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